Démarche


Jean-François Lahos s’intéresse principalement et de manière soutenue, à deux éléments : la topologie et la condition humaine. Dans sa pratique artistique, il travail l'aspect formel dans une esthétique d'abstraction de la matière. Une esthétique tenue pour acquise par les utilisateurs d'outils informatiques contemporains. Selon l'artiste, cette dernière sous-tend une superficialité exprimant étrangement bien les décisions actuelles de l'humain face à son environnement. Explorer cette distance concept-matière et faire émerger de nouveaux univers en intriquant plusieurs espaces au même instant fascinent l'artiste et deviennent des moteurs de sa création.

Afin d'exposer différentes représentations possibles d'un même sujet, sa topologie est décomposée et manipulée avec des opérations géométriques simples. Des univers parallèles cohérents se découvrent alors. En jonglant avec différentes dimensions, les expériences générées vont de la danse d'une main se métamorphosant en peintures vidéos abstraites à des feuilles d'arbres devenant musiciennes en passant par des sculptures en polyèdre issues de corps en éclosion. L'observateur se retrouve ainsi dans une dimension qui lui était encore inconnue, voire inaccessible jusqu’alors.

Galerie


L'appât du vertige


Mythopologie


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L'appât du vertige


Le projet actuel naît d'un désir de créer un système de représentation autour de la notion de nihilisme et le combiner avec les espaces intriqués issus des recherches précédentes de l'artiste : un voyage à l'intérieur des interstices entre l'idée et la matière. L'exposition est composée de polyèdres suggérant des architectures, des exosquelettes d'hybrides humain-objet. Le corps humain y est présenté en tant que référence à l'être pensant et à l'être physique, un sujet multivoque vu la nature introspective du mélange : l'humain face à la création de son simulacre.

Quotidiennement en relation avec cet espace informatique incapable de saisir la complexité de notre réalité matérielle et qui pourtant la renverse brutalement, l'artiste a voulu explorer l'essence derrière la volonté de créer cet espace près du néant telle une page blanche immatérielle se propageant à la vitesse lumière. Selon Leo Strauss, philosophe juif allemand du XX siècle, le nihilisme se définissait comme suit : « le désir d'anéantir le monde présent et ses potentialités, un désir qui ne s'accompagne d'aucune conception claire de ce que l'on veut mettre à sa place ».

Cette fascination pour l'immatérielle semble s'abreuver de deux sources principales : la soif et la fuite. Deux avenues fondamentalement opposées : l'une accepte et l'autre rejette la condition humaine. Les pièces présentés proposent un moment de méditation sur la portée du pouvoir de l'imagination.


Mythopologie


Un de mes champs de recherche sur la forme, que je nomme mythopologie, jongle avec la topologie des surfaces. En modélisant un objet, on obtient la surface de cet objet. Cette superficialité est particulièrement évocatrice et inspirante. Elle est le moteur central de mes recherches actuelles. Les outils de représentation de l'espace tridimensionnel, sont en majorité, axés sur l'apparence des sujets, laissant en pan un vaste champ de leurs propriétés. Cette particularité offre la possibilité de déplier cette géométrie, car elle est formée d'une multitude de plans. Cette technique a été utilisée largement dans le monde du jeu vidéo afin de permettre l'application de textures au modèle. Ce sont les artefacts étranges produits et dissimulés dans les codes sources de ces jeux qui m'ont mené vers l'étude de ces figures épidermiques des volumes. En dépliant ces polyèdres, on se retrouve avec des silhouettes intrinsèquement liées à ces derniers. À ce moment, un univers d'interprétation s'ouvre. La quantité de silhouettes possibles est fascinantes; un univers à même un autre. Celles-ci donnent souvent l'impression de former des familles d'entités dignes des constellations, d'où la contraction mythologie-topologie : mythopologie. L'aspect élémentaire de ce type de représentation euclidienne révèle ironiquement un ensemble de figures qui stimule l'imaginaire et l'inconscient à la manière d'un test de Rorschach : ces images abstraites utilisées en psychologie.

Cette recherche dégage principalement mon intérêt pour les dimensions de l'Espace. J'utilise la formulation temporaire « espaces intriqués » pour décrire la propriété que plusieurs espaces possèdent d'appartenir à un lieu commun, de manière qu'un télescope partage le même lieu que l'expérience de l'univers vu à travers lui. Et même que le mot intriqué a le défaut de partager l'espace et non pas de l'habiter simultanément.

Autres


 

Exposition en cours


Espace )( Parenthèses a 5 ans !

19 janvier au 15 février 2015

Vernissage 5 à 7 : 28 janvier

2410, chemin Sainte-Foy, Québec

 

Exposition actuelle


L'appât du vertige

du 22 sept au 10 24 oct

Espace )( Parenthèses  

2410,

chemin Sainte-Foy,

Québec

     

Disponible


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Mythopologie : Version Jeanne d'Arc 2012

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Coordonnées


Jean-François Lahos

650, De La Salle #104

Québec, QC, Canada

G1K 2V3

lahos@mailoo.org

  

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